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Universalité de la prière : Max Pinchard. (Photo B.P) : la mer au Havre .

Universalité de la prière : Max Pinchard. (Photo B.P) : la mer au Havre .

Informations :

Date : 6 juin 1970
Auteur : A.C.
Publication : Encyclopédie des Musiques sacrées, tome 3 page 138

Contenu :

Max Pinchard

     L'oeuvre de Max Pinchard (né en 1928)) se place délibérément sous le signe du sacré et jusque dans ses oeuvres profanes : La Symphonie du Verseau,  Le Concerto pour clavecin, la Sonate concertante pour flûte et piano, ou le Double Concerto pour alto et violoncelle,  son lyrisme le conduit  à rechercher les relations essentilles qui peuvent s'établir entre le geste créateur et le mystère des forces spirituelles. Pourtant, sa musque est incarnée, solidement charpentée, à la fois tendre et virile mais reste pudique jusque dans ses élans les plus chaleureux. 

    Qu'est-ce qu'une oeuvre religieuse sinon le moyen de joindre l'humain au divin, les créatures au Créateur ? Que ce soit dans sa Prière du Soir, ses Trois chorals du Signe de la Croix,  et ses Trois Antienne de Noël, (poèmes de Gérard Murail) , sa Petite Cantate de Noël, son Office pour une Communauté paroissiale, ses deux cantates : le Grand Psaume de Consolation (poème de Gérard Murail),  le Fruit partagé,  MAX PINCHARD  cherche de toutes ses forces à transmettre un message. Il tend une main dans l'espoir de trouver d'autres mains afin de convier ses semblables à partager le mystère du banquet fraternel. Dans ses oeuvres religieuses, MAX PINCHARD renonce volontairement à donner la primauté aux problèmes du langage sur l'expression de la prière . Ses oeuvres sont au service d'un acte d'amour avec l'acceptation volontaire de ce que cela comporte. 

    De la musique de MAX PINCHARD un critique  a pu noter : "Son art parle le langage d'aujourd'hui, mais son aventure se situe sur un plan intérieur : aventure de l'homme qui s'interroge sur lui, sur le monde et qui veut dialoguer avec ses semblables".     A.C. 

Encyclopédie des Musiques sacrées, Editions La Bergerie  Tome  III  page 138

 



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